En faisant quelques recherches, on constate que quelque soit la région, de mauvaises prises en charge de patients aux urgences, des erreurs de diagnostic ou encore d'administration de médicament peuvent survenir et les autorités compétentes doivent tout faire pour que cela n'arrive plus.

C'est pourquoi, nous devons absolument faire remonter les dysfonctionnements qui se produisent car, les passer sous silence laisse à penser que tout va bien. 

N'oublions jamais que les services d'urgences, les chirurgiens, les anesthésistes, les médecins généralistes, les infirmiers, les aides soignants, sans oublier les ARS et les sapeurs-pompiers... sont présents, tous les jours, pour sauver nos vies. 

Sud-Ouest du 2 juillet 2018 

Victime d’une erreur médicale, une patiente se réveille paraplégique de son opération

victime d'une erreur médicale

Après six jours de coma, la patiente s'est réveillée paraplégique ILLUSTRATION PHILIPPE BATAILLE 

Opérée dans un service d’urologie, une habitante du Val d’Oise s’est vue injecter par erreur un antibiotique puissant dans la moelle épinière. 

Elle devait subir une simple opération et ressortir le soir-même, elle s’est réveillée paraplégiqueSelon RTL, une habitante du Val d’Oise a été victime d’une terrible erreur médicale à l’hôpital d’Ermont en janvier dernier. En cause : une erreur d’administration médicamenteuse par l’anesthésiste. Alors qu’elle entrait au bloc pour une intervention d’urologie, Nathalie, qui raconte son histoire au micro de la radio, s’est vu injecter un puissant antibiotique dans la moelle épinière au lieu d’un anesthésiant. Cela lui vaudra six jours de coma. 

À son réveil, la patiente "n’entendait plus rien, ne voyait pas très bien et ne parlait pas bien du tout". Elle restera paraplégique à vie. Aujourd’hui, elle demande réparation. "Cette anesthésiste m’a enlevé ma liberté", regrette-t-elle."...

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Sud-Ouest du 11 mars 2018 

Une étudiante de 19 ans meurt d’une otite malgré deux visites aux urgences à Lyon

une étudiante de 19 ans

La jeune femme s'était rendue à deux reprises aux urgences. GOOGLE STREET VIEW

Une étudiante de 19 ans est décédée d’une otite malgré deux passages aux urgences, à Lyon. Sa mère a porté plainte contre l’hôpital. 

Leana Bonilla Cruz, étudiante nicaraguayenne en échange à l’université de Lyon est décédée le 23 février d’une otite qui a dégénéré en abcès cérébral révèle le quotidien Le Progrès 

Transportée deux jours plus tôt par les pompiers dans un état critique à l’hôpital Edouard Herriot, la jeune femme était en état de mort cérébrale. Son abcès a provoqué une hypertension intracrânienne et conduit à son décès. Carolina Cruz, sa mère, dénonce une "erreur médicale" et porte plainte contre l’hôpital pour "homicide involontaire".

"Pas pris au sérieux" 

La jeune femme s’était rendue à deux reprises aux urgences, les 9 et 12 février. "Les médecins n’ont pas pris le temps de diagnostiquer correctement le mal dont souffrait ma fille", déplore Carolina Cruz dans Le Progrès. Ils n’ont pas pu prendre en compte ses symptômes, n’ont pas su voir le caractère urgent de la situation, disant à ma fille qu’une otite n’était pas une urgence", poursuit-elle."...

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Sud-Ouest du 25 janvier 2018 

"L’hôpital est censé guérir, pas détruire"

l'hôpital est censé guérir

Mère de trois enfants, Priscilla Dray avait 36 ans au moment où elle a été amputée des quatre membres. PHOTO THIERRY DAVID/« SUD OUEST » 

"Amputée en 2011, à Bordeaux, des quatre membres à la suite d’une infection nosocomiale, Priscilla Dray ne retient plus sa colère devant les lenteurs de la justice 

En 2011, Priscilla Dray, une commerçante bordelaise, alors âgée de 36 ans, a dû être amputée des quatre membres à la suite d’une infection nosocomiale survenue après une interruption volontaire de grossesse. Le lendemain de l’intervention, se sentant mal, elle s’était présentée aux urgences de la maternité du CHU de Bordeaux. Un gynécologue a été mis en examen pour ne pas avoir immédiatement prescrit des antibiotiques. Indignée par ce qu’elle a subi, cette mère de famille ne peut plus taire sa colère."...

..."Les expertises vont, en tout cas, toutes dans le même sens. Il y a eu faute…
Les neuf experts ayant examiné les faits, y compris ceux désignés par le tribunal administratif, sont unanimes ! Au regard des symptômes et de l’interruption volontaire de grossesse que j’avais subie la veille, il fallait me mettre sous antibiotiques dès ma première venue aux urgences de la maternité du CHU de Bordeaux, le 23 juillet 2011. Trois grammes d’Augmentin et j’étais sauvée."...

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Sud-Ouest du 25 janvier 2018 

Près de 200 000 euros d’indemnités pour avoir perdu ses testicules

près de 200 000 euros

L'homme a dû se rendre trois fois à l'hôpital pour être finalement opéré. GERARD JULIEN AFP 

Une erreur de diagnostic, une absence d’examens, et un jeune homme a perdu ses testicules à Marseille. 

7 décembre 2009, un homme se présente aux urgences de l’hôpital Laveran, à Marseille, pour des douleurs aiguës aux parties génitales, rapporte Le Point. Il ressort quelques heures plus tard sans être opéré. Mais les douleurs ne cessent pas et il retourne consulter le 10 février 2010. 

Un médecin généraliste de la maison médicale attenante à l’hôpital conclut à une inflammation, lui prescrit une échographie abdominale et le renvoie chez lui une nouvelle fois. Mais là non plus rien n’y fait. Le jeune homme est finalement hospitalisé le 19 février 2010, plus de deux mois après les premières douleurs. 

Bilan : une torsion ancienne du testicule droit, et une torsion récente du gauche. Il est déjà trop tard (une torsion testiculaire doit être opérée dans les heures qui suivent). Même en l’opérant le jour même, les médecins ne peuvent faire autrement que lui enlever le droit tandis que le gauche apparaît "atrophié avec absence de fonction testiculaire", explique Le Point. 

Après des années de procédure, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a estimé que si l’erreur de diagnostic n’est pas une faute en soi, "l’insuffisance d’examens" en est en revanche une et a accordé au jeune homme 192 920 euros d’indemnités.

Sud-Ouest du 8 septembre 2017 

Agen : il entre à la clinique pour une angine et meurt trois jours après

agen il entre à la clinique

L’homme est entré le 25 août à la clinique Esquirol-Saint Hilaire pour une angine mais son état s’est très vite dégradé. PH. T. 

Une enquête a été ouverte pour comprendre les circonstances qui ont mené au décès de ce militaire de 32 ans, engagé au 48e Régiment de Transmissions d’Agen 

À ce jour, la mort d’un militaire de 32 ans, lundi 28 août à Agen, est jugée « inexpliquée ». Une enquête, confiée à l’antenne agenaise du SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Toulouse, est en cours et devra déterminer si une erreur médicale a été commise et si celle-ci est responsable du décès du trentenaire, qui, le vendredi 25 août, est rentré aux urgences de la clinique Saint-Hilaire d’Agen pour une angine.

Le jeune homme, soldat du 48eRT (Régiment de Transmissions), en parfaite forme physique, s’apprête à partir pour une mission au Liban quand, atteint d’une angine qui le fait souffrir terriblement, il se rend au service des urgences de la clinique Saint-Hilaire, à Agen. L’établissement est très coté, aussi bien sur le plan régional que sur le plan national (la clinique a été classée 33e dans le top 50 des meilleures cliniques de France). 

Longue attente à la clinique 

Quelques jours plus tôt, le jeune homme a consulté son médecin qui lui a prescrit un traitement, après quoi il lui aurait conseillé de se rendre aux urgences si la douleur persistait. Conseil qu’il suit, compte tenu de la force de son angine. 

Aux urgences de Saint-Hilaire, le militaire se voit prodiguer le jeudi soir un antidouleur morphinique. Le lendemain matin vers 8 heures, il y revient pour y voir un médecin ORL et y passer un scanner. Après avoir vu un premier praticien, il aurait attendu toute la matinée dans un box pour en voir un autre. Son beau-père l’accompagne et s’émeut de ce manque de prise en charge compte tenu de l’aggravation de l’état de son gendre.

Ce dernier souffre terriblement de la gorge, peine à respirer et se plaint d’étouffer. On lui aurait alors installé une pompe à morphine. Son état ne s’améliore pas. Le militaire est en détresse respiratoire. Il est mis sous oxygène mais suffoque. Il fait un arrêt cardiaque en début d’après-midi."...

Un médecin urgentiste s’emploie à le réanimer. Le cœur repart mais le jeune soldat demeure inconscient. Vers 18 heures, faute d’un service de réanimation, la clinique transfère le malheureux à l’hôpital Saint-Esprit. Il y arrive dans un état désespéré. Les équipes des urgences de l’hôpital se seraient alors étonnées de la situation qui ne correspond pas au descriptif transmis, semble-t-il plus rassurant. 

Après l’admission du militaire, le médecin des urgentistes aurait fait un signalement au parquet d’Agen. Le lundi, le militaire succombe."... 

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Sud-Ouest du 7 septembre 2017 

Oloron-Sainte-Marie : une funeste erreur médicale évoquée 12 ans après

oloron sainte marie

L'homme alors âgé de 74 ans est décédé le 8 mai 2005 à l'hôpital Rangueil, de Toulouse, suite à des complications opératoires survenues le 5 avril précédent à Oloron ARCHIVES T.S. 

Le rapporteur public du tribunal administratif de Pau a estimé justifiée une partie des demandes de la famille du disparu, ce jeudi matin 

La tardiveté de diagnostic d’un hématome consécutif à une hémorragie interne aurait réduit de 50% les chances de survie d’un patient du Centre hospitalier d’Oloron. L’homme alors âgé de 74 ans est décédé le 8 mai 2005 à l’hôpital Rangueil, de Toulouse, suite à des complications opératoires survenues le 5 avril précédent à Oloron. C’est ce qu’a estimé le rapporteur public du tribunal administratif de Pau, Arnaud Bourda, dans une affaire évoquée ce jeudi matin.

En conséquence, ce dernier a considéré que l’épouse du défunt, Monique Manescau-Castaing, devrait être indemnisée à hauteur de 10 000 euros, et chacun de ses quatre enfants de 7 500 euros. Soient des sommes nettement en-deçà de celles réclamées par leur avocat, Me Dominique Delthil, du barreau de Bordeaux : respectivement 50 000 et 30 000 euros."...

..."Pour le rapporteur public, le Centre hospitalier d’Oloron a bien commis une erreur : l’hématome, consécutif au retrait des drains, aurait dû être diagnostiqué 24 heures plus tôt, par le médecin de garde."...

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