Sud-Ouest du 28 juin 2018 par Arnaud Larrue 

Lesparre : Malgré des difficultés, la clinique s’agrandit 

SANTÉ La clinique mutualiste affiche un bilan positif pour 2017 et se projette dans l’avenir. Une unité de dialyse va voir le jour

lesparre malgré les difficultés

Les craintes exprimées par son directeur Yann Pilatre quant au service des urgences et aux restrictions budgétaires lors de la réunion annuelle qui s’est tenue lundi à Lesparre (lire en page 15) ne doivent pas occulter le bilan des activités de la clinique mutualiste. Pour l’année 2017, celui-ci était globalement bon. Et d’ambitieux projets ont été lancés, ou sont sur le point de l’être. 

Des chiffres ? Le nombre des consultations s’est stabilisé autour de 35 000, alors qu’il n’était que de 18000 en 2012 et, si l’exercice présente – après une période excédentaire – un déficit de l’ordre de 100 000 euros, lié à la baisse des tarifs de l’assurance maladie, c’est peu comparé aux 2 millions d’euros de 2012. «Nos finances sont correctes au regard de ce qui se passe ailleurs, et notre activité progresse», affirmait d’ailleurs le directeur. Une situation qui incite à la vigilance, mais n’interdit pas d’envisager l’avenir dans une perspective d’évolution. 

Une unité de dialyse 

C’est ainsi qu’a été lancé un service de greffe cutanée, que la télé-thrombolyse a été installée aux urgences, afin de gagner des heures toujours précieuses pour la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux, et qu’au mois de juillet prochain sera mis en place un service ambulatoire de 22 places. Mais le gros chantier qui vient de s’ouvrir, marqué par la présence d’une grue à côté du parking de l’établissement, est celui d’une unité de dialyse médicalisée. Il permettra de traiter les patients atteints de maladie rénale chronique, en partenariat avec le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux. 

Ce traitement, destiné à suppléer en partie la fonction rénale pour débarrasser le sang de ses déchets, oblige pour l’instant les patients à se rendre trois fois par semaine à Bordeaux en consacrant, temps de transport compris, une journée entière à chaque intervention. Une dialyse durant quatre heures, cette unité de 12 places permettra à terme de traiter 24 personnes par jour, qu’elles soient suivies régulièrement, ou simplement présentes durant les vacances, des places étant réservées aux estivants. 

L’ARS se fait désirer 

La surface nécessaire étant de 1000 m² , il faut d’abord construire un nouveau bâtiment, qui accueillera également la médecine vasculaire. Le coût estimé du projet est de 3 millions d’euros, réglé pour moitié par le Pavillon de la mutualité, propriétaire et gestionnaire de la clinique, et pour l’autre par l’Agence régionale de santé (ARS). Mais, à ce jour, l’ARS n’a toujours pas donné son accord. La clinique a pourtant lancé les premiers travaux. 

«Nous avons commencé sans attendre la réponse de l’ARS, mais nous sommes en pleine confiance, précisaient Yann Pilatre et René Martin, président du Pavillon. Outre le confort des patients, la baisse des coûts de transport sera considérable. Il y a un véritable intérêt économique pour la collectivité, car les transports représentent 20 % du coût d’une dialyseSi tout se passe bien, la première dialyse devrait pouvoir y être réalisée au début de l’année 2019.