Europe 1 du 20 mai 2018 

Les pistes d'un député LREM pour soigner le Samu

les pistes d'un député LREM

Un rapport du député LREM Thomas Mesnier préconise de mettre les généralistes à contribution pour soulager le Samu.@ PIERRE ANDRIEU / AFP 

Thomas Mesnier, député de la majorité et médecin, propose dans un rapport de donner plus de responsabilités aux médecins généralistes pour décharger les urgences. Il dévoile ses premières pistes dans le "JDD".  

L'affaire de la jeune Naomi Musenga, cette jeune femme décédée après n'avoir pas été prise au sérieux par le Samu, a relancé le débat sur l'organisation des urgences en France. Dans un rapport qui doit être rendu mardi à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, le député LREM Thomas Mesnier esquisse plusieurs pistes de réforme. 

Un constat sévère. Urgentiste et médecin au Samu à Angoulême avant de se lancer dans les élections législatives, Thomas Mesnier admet dans ce rapport, que le JDDdévoile en partie ce week-end, que "le système de santé, inventé à partir de la fin des années cinquante, est à bout de souffle". Selon lui, "le Samu, par exemple, a dévié de sa mission de traiter seulement les urgences vitales pour répondre à tous les besoins de la population. Et la moitié des personnes qui se retrouvent aux urgences ne nécessitent ni les compétences des urgentistes ni le plateau technique de l'hôpital." 

Thomas Mesnier reconnaît par ailleurs "une cacophonie des numéros d'urgence" entre le 15 (Samu), le 18 (pompiers) mais aussi SOS médecins. 

Obliger les généralistes à s'occuper des "premiers soins". Pour pallier ces problèmes, le député propose notamment d'obliger les généralistes à s'occuper des "premiers soins". Ils "ont une vraie responsabilité sociétale et territoriale", souligne-t-il dans son rapport, toujours selon le JDD. Thomas Mesnier suggère également de faire intervenir des généralistes dans les centres du Samu, avec les urgentistes, afin de prendre en charge les cas les plus simples.