Sud-Ouest du 2 avril 2018 par  Alain Desgranges, Le Bouscat (33). 

Centrale du Blayais

courrier des lecteurs

On savait que la fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim avait été décidée par le gouvernement.

Mais ce que l’on sait moins, c’est que la centrale du Blayais sera peut-être arrêtée elle aussi dès 2029, c’est à dire dans une petite dizaine d’années. En effet, le ministre de l’écologie Nicolas Hulot a confirmé sa volonté de fermeture de 17 réacteurs à partir de cette date. Les quatre unités de production situées à Braud-et-St-Louis en Gironde risquent de faire partie de cette “charrette” !…

Alors que cette centrale va être remise à neuf pour être autorisée à fonctionner jusqu’en 2035, voire 2045, un arrêt dès 2029 serait un gâchis incommensurable. Plus de 3000 emplois perdus, la perte de marchés passés chaque année avec les entreprises locales pour 40 millions d’€. Envolées aussi les retombées fiscales de plus de 70 millions d’€. Oubliés enfin nos engagements de réduction des émissions de gaz carbonique. Car ce ne sont pas les quelques dizaines d’éoliennes prévues dans ce secteur qui compenseront l’arrêt de production des quatre réacteurs qui n’émettent aucun gaz à effet de serre. Il en faudrait plusieurs milliers pour cela et espérer qu’il y ait du vent en permanence !…

Cette nouvelle tombe au plus mauvais moment pour la Haute-Gironde où ses élus cherchent désespérément à réunir les conditions de son désenclavement. Le temps est donc venu pour qu’ils se rassemblent dans leur refus de toute décision d’arrêt … Et de faire valoir la candidature du site pour accueillir un nouveau type de réacteur EPR comme l’a déjà fait Xavier Bertrand pour la centrale de Gravelines dans sa région des Hauts-de-France. Un projet à la hauteur des ambitions de développement de notre grande Région.