Une fois de plus des décisions sont prises sans concertation avec les premiers magistrats des communes pourtant responsables de la sécurité de leurs administrés et basées sur le nombre d'intervention réalisé alors qu'il peut évoluer d'une année à l'autre. Rappelons qu'il suffit d'un seul départ de feu pour détruire des milliers d'hectares de forêt en particulier s'il n'y a pas de départ immédiat des pompiers (chaque minute compte). De plus, dans les communes rurales où la désertification médicale est réelle, les urgences médicales sont en majeure partie réalisées par les sapeurs-pompiers. N'y-a-t-il pas non assistance à personne en danger ? La question reste posée.

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La Dépêche du Midi du 17 mars 2018 

Pompiers dans le massif landais : rendez-vous mercredi

massif landais

Hélène Vidal, conseillère départementale des Landes de Gascogne, a pris fait et cause pour les élus de son canton en les accompagnant hier au SDIS, dont le conseil d'administration étudiait le budget 2018./ Photo DDM Morad Cherchari 

Une délégation d'élus des cantons de Mézin et de Houeillés a été reçue hier au service de secours et d'incendie (SDIS) à Foulayronnes. Nouveau rendez-vous de concertation prévu mercredi. 

Confiants «mais vigilants». Trois mots clairs et collectifs à la sortie d'une réunion de concertation imprévue hier à Foulayronnes, dans les locaux des services de secours et d'incendie (SDIS 47) de Lot-et-Garonne. Mis devant le fait accompli de la suppression cette année des postes de pompiers professionnels dans les cantons de Mézin et de Houeillés, les élus en écharpe attendent d'une réunion programmée sur place mercredi des avancées et le maintien du dispositif de sécurité et de prévention existant aujourd'hui 

Départ de feu 

21 pompiers professionnels, dont 15 à Houeillès pour la protection du massif forestier, sont employés à ce jour. «Apparemment, le risque de feux de forêt est sous-estimé, analysent les élus, alors que justement il est à l'origine de la professionnalisation de ces centres et de son financement par le conseil départemental». Plus clairement, les élus ne veulent pas entendre parler d'une détérioration du service rendu à la population, et encore moins du peu d'interventions réalisées en 2017 pour le seul canton d'Houeillés, 280 sorties pour les pompiers. «Le risque incendie dans les Landes n'est pas pris en compte. La suppression de ses pompiers professionnels s'inscrit bien dans une politique de destruction des services publics dans les zones rurales alors que nous venons justement de signer une motion allant dans ce sens, à l'attention du gouvernement». 

Ce départ de feu chez les élus pourrait ne pas être circonscrit par les annonces de concertation faites hier. «Il en va de la sécurité de nos concitoyens ; le volontariat dans ces centres est dans l'incapacité d'assurer les secours dans de bonnes conditions. Et il sera difficile, voire impossible, de recruter à cette échelle d'une vingtaine de postes». Plus agaçant encore pour les élus, les services de la préfecture venaient de boucler le schéma de couverture des risques qui n'intégrait pas la réorganisation décidée par le SDIS 47. 

«Les fonctionnaires auraient-ils pris le dessus. Si tel est le cas, il ne nous restera plus qu'à déposer nos mandats de maire et nos écharpes à la préfecture». 

S. Bersauter