Les réorganisations ne devraient-elles pas améliorer la situation existante au lieu d'allonger les délais d'attente ? 

Sud-Ouest du 16 mars 2018 

Décès d’une patiente aux urgences à Rennes : la justice ouvre une enquête

Rennes 16

Une femme est décédée lundi aux urgences de Rennes. Une autopsie permettra de déterminer les causes du décès. GOOGLE STREET VIEW 

Une femme, venue pour des douleurs abdominales, est décédée lundi aux urgences du CHU du Rennes 

Une sexagénaire, se plaignant de douleurs abdominales, est décédée lundi aux urgences du CHU de Rennes une heure après son admission. La patiente, conduite en Samu, attendait sur un brancard de pouvoir être auscultée par un médecin. 

Des pompiers, présents à proximité, ont lancé l’alerte, voyant que la femme ne respirait plus. 

"Manque de moyens" 

Le décès a provoqué doutes et interrogations dans ce service sous tension. "Le personnel est souvent dans une impasse et doit pallier le plus urgent. Nous dénonçons depuis longtemps le manque de moyens pour une bonne prise en charge des patients", réagit Fabrice Lerestif, du syndicat FO à Ouest-France. 

Selon la direction du CHU, citée par le quotidien régional, l’équipe soignante, au complet à ce moment-là, devait assumer la prise en charge de "près de 100 patients présents dans le service dont 70 admis les cinq heures précédentes". Le personnel faisait également face "à la présence simultanée d’urgences avec mise en jeu du pronostic vital, nécessitant une prise en charge immédiate". 

Autopsie 

Une autopsie permettra de déterminer les causes du décès. 

Le procureur de la République de Rennes a ouvert une enquête pour faire la lumière sur les causes et les circonstances du décès, précisant toutefois selon Le Télégramme, qu’aucune plainte n’a pour l’heure été déposée par la famille. 

Médisite du 9 mars 2018 

Une femme décède d'une crise cardiaque après avoir attendue 2h30 aux urgences 

Mardi 6 mars, une femme de 73 ans est morte d'une crise cardiaque au CHU de Reims, alors qu'elle attendait aux urgences depuis plus de deux heures.

une femme décède 

La situation dans les hôpitaux est alarmante en raison d'un grand manque de moyens. Une femme de 73 ans a malheureusement subit les conséquences de cette pénurie hospitalière, mardi 6 mars. Arrivée aux urgences du CHU de Reims après 16 heures, à cause de ses jambes qui étaient marbrées, elle attend plus de deux heures sur un brancard dans le couloir. Peu après 18h30, elle fait une crise cardiaque fatale. Les ambulanciers ont essayé de la réanimer. En vain. 

"Les urgences sont traitées selon la gravité de l'état des patients" 

"A son arrivée, les données cliniques de la patiente autorisaient de différer sa prise en charge compte-tenu du volume et de l'intensité de l'activité du service à ce moment-là. En effet, les effectifs du service d'accueil des urgences étaient au complet et prenaient en charge, dans le même temps, quatre patients en situation d'urgence vitale. Les urgences sont traitées selon la gravité de l'état des patients. Des soins de réanimation appropriés lui ont ainsi été prodigués" a expliqué l'établissement dans un communiqué. Rappelant ensuite que "les pics épidémiques liés à la grippe et à la diarrhée aigüe qui touchent actuellement notre région et les périodes de vacances scolaires entraînent une hausse mécanique des flux patients vers le Service d'Accueil des Urgences Adultes du CHU de Reims. Quotidiennement, les compétences et effectifs des professionnels exerçant au sein du SAU sont organisés pour garantir la continuité de la prise en charge du patient". 

"Plus ça va, plus ça devient problématique" 

Un son de cloche différent est rapporté par nos confrères de L'Union auxquels s'est confié un ambulancier du secteur : "Les délais d’attente se sont dangereusement allongés depuis un an, avec la mise en place des nouvelles urgences qui devaient tout révolutionner… Mais, plus ça va et plus ça devient problématique : tout cela au détriment de la santé du patient qui se retrouve pris en otage." Pour le fils de la patiente décédée, ce n'est pas suffisant. Il veut comprendre pourquoi un médecin ne l'a pas examiné plus tôt et envisagerait de porter plainte.