C'est avec un peu de retard que nous intervenons sur notre blog.

En effet, nous attendions de lire dans la presse un article, voire juste un entrefilet, mais rien dans les médias concernant l'incendie qui a ravagé une habitation au lieu-dit Capdeville à Carcans le soir du jeudi 8 février 2018.

Heureusement, à l'heure des faits, seuls les enfants étaient couchés et le père de famille a pu les extraire de la maison pour les mettre en sécurité. Il n'y a pas eu de victime mais le traumatisme est grand et la famille se retrouve sans logement.

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Le plafond s'est écroulé, bloquant l'ouverture de la porte d'entrée. Photo C. AUCANT

Nous ne pouvons nous empêcher de nous poser la question : Que se serait-il passé si toute la petite famille avait été endormie et piégée par les flammes (le plafond s'est effondré bloquant l'ouverture de la porte d'entrée) ?

Cet incendie pose la problématique de l'absence du prompt secours dans la majorité des casernes de pompiers de Gironde depuis la réorganisation, c'est-à-dire des pompiers de garde en caserne (professionnels ou volontaires) prêts à partir dès la demande d'intervention.

Cette habitation est située à 2 kilomètres du centre de secours de Carcans et, avec une garde en caserne, les secours auraient été sur place en 5 minutes.

Alors quand nous lisons l'article ci-dessous et que selon Dominique Fédieu, Conseiller Départemental, la réorganisation du SDIS est cohérente, nous sommes sceptiques. Nous le sommes d'autant plus quand il précise qu'il a demandé un retour à l'ancienne organisation si des difficultés sont constatées. Pourquoi devoir apporter une telle précision alors même qu'il n'a pas répondu à notre courrier ? Nous rappelons d'ailleurs que le Lieutenant-Colonel Lendres, Chef du Groupement Nord-Ouest du SDIS de la Gironde avait indiqué la difficulté de recrutement de sapeurs-pompiers volontaires en particulier sur le secteur de Carcans.

Gironde Vigilante ne remet absolument pas en cause la qualité du service rendue par les sapeurs-pompiers volontaires qu'elle remercie pour leur courage et leur dévouement. La problématique est toute autre. Elle se situe principalement dans l'absence des gardes en caserne remplacées par des astreintes à domicile qui rallongent obligatoirement les délais d'intervention.

Or, chaque minute compte

Journal du Médoc du 9 février 2018

2018 02 09 JDM La réorganisation du SDIS est cohérente