Depuis de nombreuses années maintenant Gironde Vigilante dénonce la nouvelle organisation des secours à personne notamment en ce qui concerne les urgences médicales. Si cette personne avait pu contacter les sapeurs-pompiers sans passer par le Samu comme autrefois, elle aurait été conduite rapidement aux urgences par ceux-ci et prise en charge par les médecins urgentistes. Les conséquences de son AVC auraient été moindres et sa vie aussi.

Sud-Ouest du 25 août 2017 

Pays de Loire : une femme fait un AVC, le Samu lui raccroche au nez

pays de loire

 

Après 18 mois de rééducation, cette femme âgée aujourd'hui de 48 ans est lourdement handicapée. ILLUSTRATION BATS PASCAL 

La victime, aujourd’hui lourdement handicapée, va recevoir 350 000 euros de dédommagement. 

Une ancienne patiente du CHU de Nantes va obtenir 350 000 euros de dédommagements et intérêts de la part du CHU de Nantes et de son assureur. La raison ? Cette habitante de Guérande et ancienne infirmière, s’était fait raccrocher au nez par le médecin régulateur du Samu, un soir d’octobre 2010 alors qu’elle était en train de faire un AVC (Accident Vasculaire Cérébral), rapporte ce vendredi Le Parisien.  

Lui assurant "ça irait mieux demain" 

Le médecin au bout du fil avait en effet estimé que ses difficultés soudaines d’élocution et ses fourmillements étaient dus à un état d’ivresse, voire à une dépression. Il avait alors invité la victime "à se coucher", lui assurant même que "ça irait mieux demain" 

Mais le médecin avait tout faux. Partiellement paralysée, la Guérandaise, bien victime d’un AVC, est tout de même parvenue à prévenir ses voisins en rampant jusqu’à leur porte et frapper avec sa tête. Elle est finalement admise en urgences avec près d’une heure de retard.  

Une intervention totalement "inadaptée" 

Après 18 mois de rééducation, cette femme âgée aujourd’hui de 48 ans est lourdement handicapée. Elle doit suivre un lourd traitement médicamenteux, se rend chez le kiné une fois par semaine et a besoin à vie de l’assistance d’une aide ménagère.  

"Il résulte (…) des rapports des experts (…) que l’intervention de l’assistant de régulation médicale et du médecin régulateur (…) a été totalement inadaptée", a constaté le tribunal administratif de Nantes, qui estime que 30% des conséquences de l’AVC sont directement imputables à la faute du SAMU.  

Le CHU de Nantes et son assureur ont également été condamnés à verser environ 65 000 euros à la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) pour les dépenses de santé engagées pour la patiente.

Ouest-France du 25 août 2017 

Nantes. Elle fait un AVC et le Samu lui dit "d’aller se coucher"

Nantes

Victime d'un AVC, cette infirmière, aujourd'hui âgée de 48 ans, avait appelé le Samu, à Nantes. Le médecin lui avait répondu d'aller se coucher. Le CHU et son assureur ont été condamnés, ce vendredi. | Archives Ouest-France Frédéric Girou

..."Dans son jugement rendu ce vendredi, le tribunal administratif de Nantes a suivi l’avis des experts médicaux. Ils avaient estimé que "la prise en charge était inadaptée " et que les propos tenus par le médecin régulateur étaient "dépourvus d’humanité""...

..."L’indemnisation, qui lui a été accordée, a notamment servi aux travaux d’aménagement de sa cuisine et de sa salle de bains, qui n’étaient plus adaptées à son état physique."

2017_08_25_Ouest_France_Nantes_Elle_fait_un_AVC_et_le_Samu_lui_dit_d'aller_se_coucher