Sud-Ouest du 28 juillet 2017 par Denis Lherm 

Gironde : profession, guetteur d’incendies

guetteur

La vue de la vigie de Biganos FRANCK PERROGON / FRANCK PERROGON 

"Pompier volontaire, Alexandre Chantavong-Jean passe son été en haut d’une tour de guet, à Biganos"...

..."Faute de rempart pour dominer le paysage, c’est dans la tour de guet des pompiers, à plus de 40 mètres de hauteur, qu’Alexandre se consume. Depuis ce perchoir, il observe le massif forestier qui s’étend à perte de vue."...

..."Après le décès d’un pompier dans une tour en 2004, le département des Landes avait remplacé les guetteurs par des caméras. Mais en Gironde, on fait toujours confiance au regard humain. "Il y a eu un débat chez nous, et on a tranché. Les caméras, c’est bien mais il faut encore plus de gens derrière pour surveiller les images, justifie le lieutenant-colonel Éric Pitault, chef de groupement CTA au Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis), à Bordeaux Ornano. Le facteur humain reste primordial pour nous, on pense qu’une caméra n’est pas aussi fiable qu’un homme"."...

..."Leur travail ne se borne pas à lancer l’alerte dès qu’un panache s’élève de la canopée. "On doit donner la localisation, signaler si la fumée est droite ou couchée, en raison du vent, et donner aussi sa couleur", explique Alexandre. Très important, la couleur. Elle permet de faire la différence entre un écobuage de feuilles vertes (fumée très dense et blanche) et un feu de forêt stade avancé (fumée sombre). De précieux indices que les caméras ne donnent pas."...

..."Une journée type au sommet du pylône peut sembler lénifiante. "Je prends mon service vers 13 heures, je reste là-haut jusqu’à 19 heures, parfois plus si on me demande de rester… 

..."Température, vent, hygrométrie. On fait trois points météo par jour", détaille Alexandre. "...

2017_07_28_SO_Gironde_profession_guetteur_d'incendies

2017 07 28 Du pylone au smartphone