Sud-Ouest du 2 juin 2017 par David Briand 

Noyade à Oléron : un an plus tard, le sapeur-pompier volontaire convoqué par les gendarmes

noyade à oléron

La noyade du garçon avait eu lieu le 5 août 2016 sur la plage de Gatseau. PHOTO ARCHIVES PIERRE MEUNIÉ

La responsable du poste de secours de la plage où s’est noyé un enfant en 2016, à nouveau entendue par les gendarmes.  

L’enquête sur la noyade accidentelle dont a été victime un garçon de neuf ans, en août dernier, sur la plage de Gatseau à Saint-Trojan, provoque des tensions. La prochaine convocation par les gendarmes de la sapeur-pompier volontaire qui était responsable du poste de secours met en colère Jean-Pierre Tallieu, conseiller départemental de La Tremblade et président du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis).  

« Sud Ouest » Pourquoi êtes-vous remonté par la convocation de cette pompier volontaire devant les gendarmes ?  

Jean-Pierre Tallieu Le garçon s’est noyé hors zone surveillée, dans le cadre d’un déplacement d’une colonie de vacances, encadrée par des animateurs. La chef du poste de secours a reçu une convocation parce que le poste n’est pas très éloigné de l’endroit de la disparition.  

Reste que cette prochaine audition ne préjuge pas, à ce stade, d’une éventuelle mise en cause pénale ?  

Je ne supporterai pas une mise en cause pénale. Les sauveteurs sont chargés de surveiller les zones balisées. Or, cette noyade a eu lieu en dehors de ce périmètre.  

Cette enquête peut-elle avoir des conséquences sur la surveillance des plages par les pompiers (1) ?  

Une pénalisation pourra entraîner la fermeture de la surveillance des plages par les pompiers. Il ne faut pas oublier que la totalité du littoral du département est couvert par le Sdis et qu’il s’agit d’une compétence optionnelle. J’ai développé la surveillance à La Tremblade, puis à l’échelle de la Cara (Communauté d’agglomération de Royan atlantique) et ensuite au Sdis, que je préside depuis douze ans. Mais nous n’avons pas d’obligation particulière. C’est le maire qui est responsable (la police des baignades est assurée par le maire dans le cadre de son pouvoir de police administrative, NDLR).  

(1) En 2016, 300 sauveteurs sapeurs-pompiers volontaires avaient été recrutés pour surveiller 55 plages du département.