Le Figaro.fr du 7 mars 2017

Grève nationale des infirmiers ce mardi

grève nationale Crédit Photo M. Fedouach/AFP

Manifestation d'étudiants à Bordeaux lors de la grève du 8 novembre 2016.

..."Ils sont rejoints dans ce mouvement par les aides-soignants, les assistantes sociales ou encore les éducateurs spécialisés. Tous dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail."...

..."Au total, des manifestations sont prévues dans une quarantaine de ville. Les hôpitaux ne devraient pas être perturbés, des personnels pouvant être assignés pour assurer la continuité des soins.

En outre, les fédérations de fonctionnaires notamment CGT, FO, FA-FPT (Autonomes), FSU ont appelé les agents à rejoindre le mouvement afin de «défendre le service public hospitalier et la sécurité sociale». Elles dénoncent aussi la «réforme territoriale et ses conséquences: fusion de communes, de conseils régionaux, création de métropoles», qui «entraînent des mobilités forcées et des inquiétudes grandissantes chez les agents et dégradent le service public».

«L'épuisement professionnel mène aux erreurs de soins. Des vies sont en jeux » Thierry Amouroux, secrétaire général du syndicat SNPI Infirmiers

Du côté des infirmiers, la liste des griefs est longue et demeure la même depuis des mois: «conditions de travail très dégradées», «épuisement professionnel», «restructurations», «remise en cause des 35 heures alors que les comptes épargne-temps explosent», «manque de considération du gouvernement»... «Les salariés se retrouvent dans des dispositions très difficiles pour rendre un service de haut niveau. Ils se dévouent, mais au détriment de leur santé» dénonce Thierry Amouroux, également «très inquiet» pour la prise en charge des patients. «L'épuisement professionnel mène aux erreurs de soins. Des vies sont en jeux. Ce n'est pas un hasard si en 2015, les chiffres de la mortalité publiés par l'Insee étaient au plus haut depuis la seconde guerre mondiale», déplore le syndiqué. Les seize organisations syndicales vont dévoiler «dix propositions aux candidats à la présidentielle» confirme au Figaro, Nathalie Depoire, présidente de la Coordination Nationale Infirmière (CNI).

«Nous sommes des lanceurs l'alerte»"...

..."«Au mois de novembre, Marisol Touraine remarquait le manque de lits. Quelques semaines plu tard, elle annonçait une nouvelle suppression de lits», explique le secrétaire général du SNPI.

«Nous sommes dans une logique industrielle» Thierry Amouroux, secrétaire général du syndicat SNPI Infirmiers"...

2017_03_07_Le_Figaro_Grève_nationale_des_infirmiers_ce_mardi

Le Figaro.fr du 3 février 2017

«À bout de souffle», les hôpitaux en appellent aux candidats à la présidentielle

a bout de souffle Crédit photo : Spotmatik/spotmatik photo – Fotolia

"La Fédération hospitalière de France a présenté vendredi des propositions à destination des candidats à la présidentielle.

À quelques semaines des élections présidentielles, la Fédération hospitalière de France (FHF) dévoile ses propositions pour «sauver» l'hôpital alors que la tension monte dans les établissements publics. «Il est devenu urgent d'en finir avec la politique des économies au rabot, conduite au coup par coup, sans réorganisation globale» dénonce la Fédération, en référence aux efforts demandés depuis 2015 aux hôpitaux de réaliser 3 milliards d'euros d'économies sur trois ans. Porte-parole de 1000 hôpitaux et 3800 établissements médico-sociaux publics, la FHF dresse une liste de priorités et fait des propositions aux candidats."...

2017_02_03_Le_Figaro_A_bout_de_souffle_les_hôpitaux_en_appellent_aux_candidats_à_la_présidentielle

Le Figaro.fr du 2 juin 2016

Les déserts médicaux s'étendent: notre carte de France

Déserts médicaux 1 Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

INFOGRAPHIE - La pénurie de médecins généralistes s'accentue en France. Depuis 2007, leur nombre a diminué de 8,4%. En voici l'évolution, département par département.

Le constat du Conseil national de l'ordre des médecins n'est pas pour rassurer. Si le nombre total de médecins ne baisse que lentement, la spécialité de médecine générale traverse une grave crise de vocations, martèle l'Ordre dans l'édition 2016 de son Atlas de la démocratie médicale, présenté ce jeudi. Depuis 2007, le nombre de généralistes a diminué de 8,4 %.

Comme le montre la dernière étude du Conseil national de l'ordre des médecins, la Savoie et la Loire-Atlantique sont les seuls départements à être épargnés, depuis 2007, par la baisse du nombre de généraliste, rapporté à la population. Quant aux autres, la désertification ne les frappe pas tous avec la même virulence. Les plus durement atteints sont la Nièvre et... Paris. Les coûts élevés de l'immobilier dans la capitale sont en effet un frein à l'installation.

La Mairie de Paris a bien lancé un plan d'aide. Mais il met du temps à se traduire sur le terrain. Au niveau national, la ministre de la SantéMarisol Touraine, a lancé deux plans de lutte contre les déserts médicaux, qui ne suffisent pas à inverser la tendance. L'Ordre réclame donc une réforme structurelle. Et alerte: si rien n'est fait, de 2007 à 2025, la France aura perdu un quart de ses généralistes.

baisse généralisée