Dès 2007, Gironde Vigilante avait alerté les autorités compétentes des conséquences désastreuses de la mise en application de la loi de départementalisation en particulier en zone rurale avec les fermetures de casernes de pompiers, la baisse voire la suppression des effectifs de sapeurs-pompiers professionnels, les gardes de nuit, les week-ends et les jours fériés assurées en majorité par des sapeurs-pompiers volontaires d'astreinte à leur domicile, la forte augmentation des délais d'intervention etc... 

Leur réponse : "Il n'y a aucun problème !"

Aujourd'hui, les sapeurs-pompiers font les mêmes constations comme quoi, nous n'étions pas et nous ne sommes pas des affabulateurs.

Gironde Vigilante espère qu'il n'est pas trop tard et que les politiques prendront enfin conscience de la problèmatique des secours tout particulièrement en ruralité.

Le Parisien du 22 février 2017 

Présidentielle : les pompiers présentent 32 propositions aux candidats

32 Photo AFP/P. Huguen

La fédération nationale des sapeurs-pompiers souhaite atteindre le seuil de 200.000 volontaires d'ici cinq ans

Recruter 7.000 volontaires de plus, former la population aux premiers secours... Les sapeurs-pompiers ont présenté mercredi "32 propositions d'actions concrètes" à l'intention des candidats à l'élection présidentielle "pour garantir la protection de tous les Français", dans un contexte de risque accru d'attentats.

Face à la montée de la "menace terroriste", "la sécurité nationale (est) l'un des enjeux majeurs auxquels notre nouveau-elle Président-e devra faire face", indique la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), dans un communiqué.

Il faut accroître la participation des pompiers dans "la préparation et la gestion des crises", et garantir au "préfet son rôle dans le pilotage des crises" pour une meilleure coordination, a ajouté la FNSPF.

"Nous ne sommes pas assez impliqués dans la planification des éléments de réponse" et "nous ne faisons pas assez d'exercices", a déploré le colonel Éric Faure contacté par l'AFP. 

Le recrutement des volontaires est crucial, selon la FNSPF, qui souhaite augmenter leur nombre, en baisse par rapport à 2010. Objectif : atteindre le seuil de 200.000 volontaires d'ici cinq ans, soit 7.000 de plus qu'en 2015. Pour cela, le colonel Faure suggère "plus de souplesse": "Nous avons des secteurs où nous avons du mal à recruter des volontaires et on leur demande systématiquement une aptitude médicale optimum". 

"Si une personne a une contrainte physique (...) qui l'empêche de lutter contre les incendies, mais qu'elle a la capacité d'intervention sur le secours d'urgence aux personnes, elle peut faire quand même 80% des missions", a donné pour exemple le colonel Faure. 

Outre les problèmes d'effectifs, les pompiers déplorent la baisse du nombre de casernes ces 10 dernières années, passant de 8.181 en 2005 à 6.894 en 2015. Ils souhaitent ainsi que "la proximité et le maillage territorial des casernes de sapeurs-pompiers (soient) préservés pour garantir leur rapidité et leur capacité d'intervention". 

Avec l'expérience des attentats au cours desquels des citoyens avaient tenté de sauver des blessés, et dans la continuité des formations lancées par le gouvernement depuis les attaques du 13 novembre, les pompiers souhaitent que "80% de la population soient formés aux gestes de premiers secours". "En cas d'arrêt cardiaque, à chaque minute gagnée, c'est 10% de chance de survie en plus", a souligné la fédération dans son communiqué.

C'est aux sapeurs-pompiers de "sensibiliser les populations" et d'avoir un rôle d'"ambassadeur", a estimé mercredi en conférence de presse Dominique Turc, chargé du développement et de la promotion du volontariat. 

La FNSPF fait part de ses propositions à Emmanuel Macron, candidat d'En Marche! à la présidentielle, et la fédération est aussi "en contact" avec François Fillon (LR), Marine Le Pen (FN) et Benoît Hamon (PS), a affirmé le colonel Faure.

Elle avait par ailleurs été reçue par le président François Hollande en septembre dernier mais "aucune réponse (n'avait été) apportée à ces problématiques", a-t-il regretté. 
Ces 32 propositions ont été rassemblées au sein d'un réseau fédéral de plus de 7.000 associations et 270.000 adhérents.
 

AFP