Sud-Ouest du 31 mai 2016

Surveillance des plages dans les Landes : et si les CRS quittaient les miradors ?

si les CRS quittaient les miradors Photo Archives L. Dequier

Avec les effectifs de MNS CRS en moins cet été, la donne change en termes de période et d'horaires de surveillance des plages.

"Avec la baisse du nombre de CRS sur les plages landaises, les communes se retrouvent face à un défi au niveau sécurité."...

..."Le nombre officiel est tombé la semaine dernière : 58 nageurs sauveteurs des CRS, contre 91 l'an dernier, seront détachés cet été de leurs escadrons d'Île-de-France, d'Alsace, du Nord-Pas-de-Calais et d'ailleurs, pour sécuriser les plages landaises."... 

..."Car même si la présence des CRS n'était pas neutre en termes de coûts, s'ils veulent mathématiquement remplacer les effectifs de CRS par des civils, les communes côtières, de Biscarrosse à Tarnos, devront embaucher plus de monde (un civil travaille 35 heures avec deux jours de repos, un CRS 46h48 avec un jour de repos)."...

..."D'autant que derrière les MNS, dont dépendent la qualité de la surveillance, du sauvetage, de la première prise en charge et de l'alerte, la chaîne des secours est aujourd'hui fragilisée derrière la plage, notamment par le manque de praticiens formés à la médecine d'urgence et les effectifs à flux tendus dans les Samu-Smur. On le voit, la question de la présence des CRS n'est qu'une partie du problème de la sécurité publique sur les plages. Le débat est ouvert."

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Sud-Ouest du 31 mai 2016 

Landes : le coût des CRS sur les plages est loin d’être anodin

le coût des CRS sur les plages ets loin d'être anodin Photo Archives P. Bats/SO

La présence des CRS n’a jamais été totalement gratuite pour les communes. 

"Les CRS sont défrayés par les communes. Mais ils assument plus d’heures et de missions. 

Et si la prochaine étape, après leur contingentement, était que l'État exige des communes de payer l'intégralité des salaires des CRS délégués sur les plages ? Cette hypothèse est loin d'être farfelue et Alain Dudon, maire de Biscarrosse, l'a évoquée publiquement tout dernièrement encore."...

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Sud-Ouest du 31 mai 2016 

Moins de CRS sur les plages : sept semaines de surveillance en moins à Seignosse (40)

Moins de CRS sur les plages sept semaines Photo Archives X. Gès

Lionel Camblanne, maire de Seignosse. 

..."Sept semaines de surveillance en moins : telle est la conséquence pour la commune de Seignosse, du désengagement de l'État. Sept semaines ce n'est pas anodin, pour une commune qui compte cinq plages constituant un atout touristique majeur."...

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Sud-Ouest du 28 mai 2016

Plus de sauveteurs civils, moins de CRS

Plus de sauveteurs civils Photo Archives G. Bonnaud

La plage du Gressier, au Porge.

..."Le conseil a ensuite établi les besoins en maîtres nageurs sauveteurs pendant les trois mois de surveillance de la plage du Gressier, du 12 juin au 11 septembre. L'arrivée tardive au 20 juillet des CRS oblige la commune à recruter des sauveteurs civils en plus grand nombre : 7 pour le week-end des 12 et 13 juin ; 6 plus un le week-end du 18 juin au 3 juillet ; 9 personnes du 4 au 19 juillet ; puis, en haute saison, 5 CRS et 9 civils du 20 juillet au 22 août pour retomber à 9 civils du 23 août au 4 septembre et 7 civils pour terminer la saison du 5 au 11 septembre."...

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Sud-Ouest du 27 mai 2016 

Moins de CRS sur les plages basques cet été

Moins de CRS sur les plages Photo Archives Ch. B.

Les CRS maîtres-nageurs sauveteurs (ici à Biarritz) assurent la protection des plages du littoral depuis 1958.

"L’État réduit cette année le temps de présence et les effectifs des CRS maîtres-nageurs sauveteurs sur les plages d’Hendaye, Saint-Jean-de-Luz, Biarritz et Anglet. Les quatre cités balnéaires doivent faire face à un surcoût conséquent."...

..."Le syndicaliste craint un désengagement de l'État. « Il est possible que l'objectif soit de laisser à la charge des communes l'intégralité du coût des surveillances des plages par la suite. » 

Déjà, les restrictions décidées par le ministère représentent un surcoût conséquent pour les quatre stations balnéaires. Impossible de voir accepter des contrats de 20 et 10 jours. Elles ont donc réalisé des embauches de maîtres-nageurs sauveteurs civils de deux mois."...

..."Les maires s'interrogent sur la pérennité des affectations de CRS sur les plages. « Cette année, le gouvernement a donné l'excuse de l'Euro pour réduire le temps de présence des CRS », remarque Claude Olive. « Nous verrons ce qu'il en ait à l'été 2017. »"...

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