Rappel de la Circulaire du Ministre de l’intérieur aux Préfets, en date du 26 mai 2015 :

http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2015/05/cir_39650.pdf

Page 11 : - Respecter les règles spécifiques au volontariat

..."A cet égard, je vous rappelle qu’en matière d’engagement opérationnel des volontaires, le positionnement privilégié est celui de l’astreinte.  

Enfin, vous veillerez à ce que les évolutions de l’organisation des services d’incendie et de secours ne compromettent pas la pérennisation du maillage territorial, hors les fermetures inévitables décidées après concertation avec les acteurs concernés."...

Les élus de Saint-Aignan, Seigy, Mareuil et Châteauvieux sont pourtant opposés au regroupement des centres de secours de Saint-Aignan et de Noyers. La concertation a-t-elle vraiment eu lieu ?

Quant au regroupement des centres, il éloigne obligatoirement des sapeurs-pompiers volontaires de leur centre de rattachement. Ils seront peut-être dans l'obligation de faire des gardes postées en caserne et non plus en étant d'astreinte à leur domicile. Ne risque-t-il pas d'y avoir un désengagement des volontaires ?

La Nouvelle République.fr du 24 avril 2016

Loir-et-Cher

Saint-Aignan : La réunion publique a mobilisé

La réunion publique a mobilisé 

Quelque 500 personnes ont assisté vendredi soir à la réunion organisée à Saint-Aignan.

Pendant ce temps à Saint-Aignan, en toute fin d'après-midi, la réunion annoncée par les mairies de Saint-Aignan, Seigy, Mareuil et Châteauvieux (lire NR de jeudi dernier 21 avril) remplissait la salle des fêtes. Le maire, Eric Carnat a d'abord rappelé sa détermination à faire maintenir un centre de secours ou une caserne active rive gauche du Cher, et en l'occurrence à Saint-Aignan. Il a dit également ne pas avoir été informé, ou mal informé, des projets actuels qui voudraient minorer le rôle du centre de Saint-Aignan au bénéfice de la construction d'une nouvelle caserne « rive droite » sur la commune de Noyers ou sur les communes jouxtantes. 

La pétition a déjà recueilli 1.492 signatures  

Il a rappelé les 1.492 signatures déjà obtenues ce jour sur la pétition qui demande ce changement de politique au préfet.

Se sont ensuite succédé au micro Claude Sauquet, 1er adjoint, Annick Goineau, maire de Mareuil, Jacky Boire, maire de Seigy et Christian Saux, maire de Châteauvieux, qui détaillèrent le calendrier d'aboutissement de ce projet. Ils ont chacun énuméré les bâtiments et autres sites qui risquent d'avoir besoin des pompiers dans les plus brefs délais sur leurs communes (hôpitaux, IME, maisons de retraite, usines, hôtels, zoo, écoles, lycée, collèges…) pour n'en citer que les principaux et évoqué également leur participation financière et communale (environ 2.000 €). Ils ont confirmé chacun et de nouveau ne pas avoir été consultés pour l'établissement de ce projet et ont même cité l'emplacement proposé par M. Billon, le maire précédent, pour réinstaller le centre de secours et ses 28 pompiers de l'époque, boulevard Valmy. 
Ils se sont déclarés unanimement et solidairement « contre » ce transfert sur la rive droite des secours… 
Chaque intervenant, chaque déclaration appuyée, fut applaudie par la salle, salle à qui le maire proposa ensuite de poser ses questions « sans aucune polémique délibérée, ni aucune appréciation injurieuse envers qui que ce soit… » La réunion s'est terminée dans le calme.

La Nouvelle République.fr du 24 avril 2016 par Lionel Oger

Loir-et-Cher

L'Union des pompiers ne soutiendra pas Saint-Aignan 

Le président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers a approuvé le regroupement des centres de secours de Saint-Aignan et de Noyers.

l'union des pompiers 

Le capitaine Richard s'est exprimé sans détour.

Hasard du calendrier, l'Union départementale des sapeurs-pompiers (UDSP 41) a tenu son assemblée générale vendredi soir à Saint-Gervais. Au même moment les élus de Saint-Aignan et des communes voisines animaient une réunion publique sur l'avenir du centre de secours dont le projet de regroupement avec celui de Noyers suscite une forte résistance (lire ci-dessous).  

Dans une allocution au ton ferme, le capitaine Jean-Noël Richard, président de l'UDSP 41, a mis les pieds dans le plat. Il a exprimé son total soutien aux regroupements de casernes envisagés par le Schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR) à commencer par celui de Saint-Aignan et Noyers. « Ce schéma a été approuvé par le préfet, il est le résultat d'une concertation. Oui il entraîne des fermetures et des fusions, mais il restera encore 80 centres en Loir-et-Cher. Je me suis toujours battu pour défendre le maillage de notre territoire. Je peux comprendre qu'une fermeture soit difficile à accepter mais on ne peut assurer des secours avec des casernes qui manquent de pompiers, ce serait dangereux et irréel. Les revendications exprimées dans la vallée du Cher sont hors sujet. Comment voulez vous assurer une réponse opérationnelle avec 8 volontaires à Saint-Aignan, comment engager des engins avec parfois 1 voire zéro pompier la nuit ou le week-end ? Si rien n'est fait, une catastrophe arrivera. Sachez que l'Union et la Fédération ne soutiendront pas des causes irresponsables et dangereuses. » 

Le capitaine Richard a rappelé qu'il n'était pas question de fermer Saint-Aignan mais de remplacer le centre de secours actuel par un poste avancé.  

Maurice Leroy : " Une querelle de clocher stupide "  

Dans la foulée, le colonel Léopold Aigueparse, directeur du service départemental d'incendie et de secours (SDIS41), a répété que les changements étaient indispensables. Ils demandent « du courage et de la constance, le plus difficile est de se mettre d'accord sur l'essentiel. » Le patron des pompiers a cité en exemple le regroupement en passe d'être réussi à Souday avec les centres de Saint-Agil et du Plessis-Dorin.

Maurice Leroy, président du conseil d'administration du SDIS41, a souligné « le discours courageux » du capitaine Richard et exprimé son « ras-le-bol » sur le cas de Saint-Aignan. « Ce centre de secours dont un grand nombre d'interventions est effectué par Noyers aurait dû fermer, le préfet a courageusement décidé de le maintenir. Maintenant, il faut dépasser cette querelle de clocher stupide. Une seule chose doit nous guider : comment répondre au mieux aux besoins de sécurité de la population départementale. » 

Le préfet Yves Le Breton a rappelé que, sur proposition du colonel Aigueparse, il a demandé une mission d'inspection auprès de la Sécurité civile dans la vallée du Cher. « Cette mission interviendra au mois de mai, elle n'a pas pour but de reporter les décisions nécessaires mais de veiller à ce qu'il y ait des sapeurs-pompiers pour que la sécurité des populations soit assurée partout. »