Sud-Ouest du 24 octobre 2014 par Pierre Vallade 

Gironde Vigilante continue son combat

Gironde Vigilante continue son combat Photo P. Vallade

L’association Gironde Vigilante veut mobiliser les élus.

Gironde Vigilante ne baisse pas les bras et poursuit son combat contre la départementalisation du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours). Lors de l'assemblée générale qui a eu lieu samedi dernier à Carcans, Jean-Francis Séguy a développé, devant un public plutôt restreint (30 personnes), les grandes lignes des actions menées par l'association pour améliorer l'assistance aux personnes, en particulier dans les zones rurales.  

Un pouvoir relatif  

« Mais est-ce que Gironde Vigilante fait le poids dans la balance des décisions prises par le Sdis sans l'appui déterminé des élus, notamment les maires ? » Jean-Francis Séguy appel à plus de soutien. En effet, sur 542 communes que compte le département de la Gironde, seulement trois maires : Michelle Saintout de Saint-Estèphe, Laurent Peyrondet de Lacanau, Dominique Fédieu de Cussac-Fort-Médoc et quatre adjoints représentant les communes de Carcans, Hourtin, Saint-Laurent-Médoc et Salaunes étaient présents à cette réunion.  

Pour ces élus, tous du Médoc, « les revendications de Gironde Vigilante sont pourtant pertinentes et essentielles ». Laurent Peyrondet pour sa part va plus loin : « Il faut que les maires soient associés dans l'orientation des secours à personnes et à la protection des biens. Je compte bien en faire très prochainement la demande au conseil d'administration du Sdis, car ce sont les maires qui sont sur le terrain et qui sont les mieux placés pour constater les différents dysfonctionnements ».  

Gironde Vigilante persiste et signe. L'assistance à personnes en zone rurale, la désertification des cabinets médicaux, le centre 15, les délais d'interventions des secours, la destruction des nids de frelons, les incendies de forêt, la restriction des subventions à l'Association nationale de sauvetage en mer… sont autant de sujets qui préoccupent l'association. « Sur tous ces points, malgré les promesses préélectorales, aucune des principales propositions faites par G.V. n'a été prise en considération », estime le président Séguy. Dans une lettre adressée à l'Agence régionale de santé (ARS) le 29 septembre, G.V. « déplore la nécessité d'appeler le 15 en cas d'urgence médicale plutôt que de contacter directement les sapeurs pompiers via le 18 » et estime que « la réponse donnée aux appels d'urgence n'est pas adaptée aux zones rurales et les délais d'interventions beaucoup trop longs ». Pour l'ARS, « cette volonté de centralisation au centre 15 des appels pour motif médical est ancienne et parfaitement acceptée par les différents intervenants », mais admet « que la sollicitation systématique et directe des acteurs de prompts secours n'est pas la solution la plus efficace pour répondre à ce type de besoin. Des travaux se poursuivent d'ailleurs entre les ministères concernés ». Affaire à suivre.  

Positif : la clinique mutualiste  

Pour Gironde Vigilante, la satisfaction vient de la clinique mutualiste de Lesparre. À la faveur d'avancées majeures notamment : la relance de l'activité avec le recrutement d'obstétriciens, d'orthopédistes, d'infirmières, et d'urgentistes.  

Le renforcement du pôle gastro-entérologie ; la stabilisation du pôle anesthésie ; l'ouverture de l'IRM et la création d'un internat pour les internes du CHU, les médecins remplaçants et les médecins de garde. 

Mais aussi : les nouvelles structures pour accueillir l'ambulatoire, le SSR (service de soins de suite et de réadaptation) et service gériatrie, le lancement des travaux du pôle des consultations, l'évolution de l'activité avec une unité de chimiothérapie pour patients atteints de cancers digestifs et une unité de soins palliatifs… Tout cela est apprécié par Gironde Vigilante.