A la lecture de cet article on constate que même situé sur un lieu public, le SDIS peut refuser d'intervenir s'il juge qu'il n'y a pas de danger de chute du nid de frelons. 

Ouest France du 29 septembre 2014

Loire-Atlantique : Saint-Joachim

Nid de frelons : la commune livrée à elle-même

Nid de frelons la commune livrée à elle-même 

Le nid de frelons est situé à 21 mètres de hauteur, juste sous l'horloge de l'église.

Marie-Anne Halgand, maire de la commune, a invité la presse, vendredi matin, pour exprimer sa colère et son incompréhension au sujet d'un nid de frelons situé sur la façade de l'église et les difficultés rencontrées pour sa destruction. 

Une première démarche a été effectuée auprès du centre d'incendie et de secours de Saint-Joachim. Réponse : les sapeurs-pompiers ne peuvent intervenir sans ordre hiérarchique (SDIS 44). 

Deuxième démarche auprès du Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis). Réponse : « Cela n'est pas dans nos attributions, une directive interdit d'intervenir. » 

Troisième démarche auprès de la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON). Réponse : « Il faut prendre une société habilitée». 

Une société privée est venue le samedi 13 septembre, mais n'a pu intervenir à cause d'un matériel n'allant pas au-dessus de 18 mètres. Car le nid est à 21 mètres. 

Nouvelle intervention près du Codis et du sous-préfet. Un cadre est envoyé en repérage le jeudi 25 septembre avec ses jumelles. Il constate qu'il n'y a pas de danger de chute de nid, donc pas d'intervention des pompiers.

« Force est de reconnaître que la commune, livrée à elle-même, a dépêché l'entreprise Rolland qui travaille sur la commune et qui va prêter sa nacelle à la société privée qui interviendra le mardi 30 septembre, à 9 h. Les conseilleurs ne sont pas toujours les payeurs. Tout le monde se désengage, les services de l'État et du Département. Le désengagement de l'État et du SDIS est inversement proportionnel aux responsabilités grandissantes des maires », a déclaré Marie-Anne Halgand.