Sud-Ouest du 15 juin 2014

Les pompiers girondins font congrès à Libourne

Le congrès départemental des sapeurs-pompiers se tenait, hier, dans la cité sous-préfecture où quelques dossiers chauds, notamment le volontariat, ont été évoqués.

congrès départemental de Libourne Photo S. Klein

Hier, à la caserne de Libourne, des démonstrations ont eu lieu à l’occasion des portes ouvertes.

Petits fours, uniformes bien droits et ambiance de fête hier, dans la toute récente caserne de Libourne (inaugurée en 2009) où plusieurs centaines de sapeurs-pompiers étaient réunis à l'occasion du Congrès départemental. Bien moins que les 5000 pompiers volontaires ou professionnels qui peuplent la Gironde ou les 4500 adhérents de l'Union départementale certes. L'occasion tout de même de réaliser un check-up du moral des troupes plus de huit mois après l'annonce d'un plan par Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, en faveur du développement du volontariat en France.

Interventions en hausse

Dans ce domaine, les Girondins ne font pas grise mine. Beaucoup moins que d'autres départements en tout cas. « La politique qui a été conduite ces dernières années par la hiérarchie et les élus, nous a permis d'anticiper », livre le capitaine Sébastien Castel, officier au SDIS (service départemental d'incendie et de secours). Aujourd'hui, sur les 5000 hommes du feu présents sur le territoire départemental, 1800 sont professionnels, 400 occupent des postes administratifs et spécialisés et le gros des troupes, 2500 personnels environ, est volontaire. Hormis quelques secteurs en manque, à l'instar de Grignols ou Bazas, la Gironde est plutôt bien lotie. Une délégation de développement du volontariat a même été créée afin de promouvoir, particulièrement, certains dispositifs auprès des chefs d'entreprise.

« Notre objectif est de continuer à recruter, explique le capitaine Jérôme Mesure, membre de l'Union départementale des sapeurs pompiers. Nous souhaitons trouver un équilibre entre professionnels et volontaires. Mais nous n'en avons jamais assez. Certains partent, il faut impérativement que l'on maintienne un certain nombre dans les effectifs. »

Car le nombre d'interventions, lui, demeure en constante augmentation. 5 % de plus environ chaque année. En 2013, les sapeurs girondins flirtaient avec le million d'interventions, dont le très gros lot (70 %) constitue des secours à la personne. « Mais nous sommes un département où tous les risques sont présents, rappelle le capitaine Castel. Nous avons le nautique, le chimique, le forestier… » A défaut d'être brûlant, le dossier de la réforme territoriale est également chaud ces dernières semaines pour les hommes du feu.

Le président de l'Union départementale des sapeurs pompiers, le capitaine David Brunner, résume l'inquiétude : « La disparition des départements pose problème vu que les SDIS sont financés par les Conseils généraux. Si ces collectivités n'existent plus, quid de nos services ? Quid de notre financement ? »

LIBOURNE GRIGNOLS FORÊT