Sud-Ouest du 6 décembre 2013

Les délais d'intervention des secours jugés trop longs

Des délais d'intervention des secours jugés trop longs Photo P. Vallade

Jean Francis Séguy entouré de Yan Pilatre, de Jean-Jacques Corsan et des membres du bureau.

Vendredi dernier, à la salle de la Bugade, l’association Gironde Vigilante s’est réunie en assemblée générale devant un auditoire d’environ une soixantaine de personnes, dont Jean-Jacques Corsan, maire de Saint-Germain-d’Esteuil, président du Pays Médoc et conseiller régional, Yann Pilatre, directeur de la clinique mutualiste de Lesparre, et quelques élus municipaux de Carcans, Saint-Laurent-Médoc, Hourtin, Saint-Estèphe et Lacanau. Certains d’entre eux sont tête de liste aux prochaines élections.

L’association mène son combat sur plusieurs fronts : le déclassement et la fermeture de certains centres de secours ; le transfert des moyens matériels et humains vers les zones urbaines ; l’absence des sapeurs-pompiers dans les casernes la nuit, les week-ends et les jours fériés ; l’abandon du prompt secours et du départ immédiat ; la problématique des centres de traitement des appels qui retardent l’intervention des secours, la désertification médicale et l’abandon par le SDIS de certaines interventions (destruction des nids de Frelons).

Autant de sujets qui ont fait débat lors de cette réunion et qui ont suscité de nombreuses réactions notamment, le délai moyen d’intervention qui, selon Guy Peyré, vice-président de l’association n’est pas de 11 min, mais de 25 à 30 min, si l’on tient compte des interventions en milieu rural ». Donc selon lui, « beaucoup trop long en cas d’incendie d’habitation ou lorsque les personnes sont victimes d’AVC ou d’infarctus ».

La clinique rassure

Et, si l’on en croit Francis Seguy, ce n’est pas le nouveau schéma départemental d’Analyse et de Couverture des risques (SDACR) qui détermine le règlement opérationnel du Service Départemental d’Incendie et de secours de la Gironde (SDIS 33) et qui vient d’être approuvé par le Préfet qui apportera des solutions sensibles », d’autant précise-t-il, « qu’aucune de nos remarques n’ont été prises en compte »

Les incertitudes qui pesaient sur l’avenir de la Clinique mutualiste de Lesparre semblent écartées. À la faveur des bonnes relations établies avec Yann Pilatre, nouveau directeur de l’établissement hospitalier, Gironde Vigilante est maintenant rassurée. En effet, selon le directeur « la clinique est maintenant dotée d’un corps chirurgical et médical à la hauteur des attentes. Et d’ajouter : « Afin de consolider les liens de confiance, une commission chargée du suivi de la qualité des services est prête a accueillir 2 membres de Gironde Vigilante ». D’autre part, à l’approche des élections, un questionnaire a été envoyé à tous les candidats, afin que ces derniers donnent leur avis sur les requêtes présentées.

Pierre Vallade

Carcans · Lesparre-Médoc