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Le 9 mai 2012      

Communiqué de presse

Comment ne pas être bouleversé par la disparition de la petite Shelsy, âgée de 6 mois et originaire de Margaux, survenue le 18 mars 2012 et dont l’annonce a fait l’objet d’un article de presse le 18 avril 2012 ?

Comment ne pas être choqué par certains commentaires « honteux » diffuséssur le site internet de Sud-Ouest qui incriminent la jeune maman ?

Malheureusement, pour l'association Gironde Vigilante, la cause de ce drame relève plus de la désertification médicale dans nos zones rurales ainsi que de la nouvelle organisation des secours qui donne au Centre 15 la responsabilité de juger de l'urgence ou non d'un appel avant de déclencher les secours et également de l'abandon des permanences la nuit, le week-end et les jours fériés dans nos centres de secours ruraux. Seulement, quand il s'agit d'un bébé en souffrance, on ne devrait pas se poser de questions, mais faire confiance au jugement de la maman qui est la seule à connaître son enfant et envoyer immédiatement les secours.

Si,comme il y a peu de temps encore, cette jeune maman avait pu joindre directement les sapeurs-pompiers (qui assuraient une permanence dans les casernes),ceux-ci auraient pu constater la gravité de l'état de santé de son bébé et l'auraient immédiatement transporté aux urgences. C'est ce que l'on appelle le prompt secours. C’est ce que défend notre Association.

Seulement, aujourd'hui, nos pompiers ont déserté les centres de secours, en dehors d'un cadre horaire journalier en semaine de 8h00 à 18h00, et tous les appels d'urgence médicale passent par le Centre 15.

Gironde Vigilante l'a déjà dénoncé, et repose à nouveau la question :

Comment une personne du CTA 15 peut-elle donner un diagnostic sans voir le patient en particulier lorsqu'il s'agit d'un bébé ?

A quoi sert le SMUR, si ce même CTA 15 demande, comme c’est souvent le cas, aux personnes d'amener le malade elles-mêmes aux urgences ? En cas d'accident ou de décès pendant le trajet, qui sera responsable ?

Est-il normal que les gens n'aient plus confiance en nos secours et préfèrent se rendre par leurs propres moyens aux urgences ?

Des erreurs graves ont été déjà commises par le passé, aujourd'hui nous vivons à nouveau un drame et malheureusement d'autres arriveront encore si nous ne réagissons pas pour changer cette réorganisation des secours inadaptée en ruralité et si nous ne dénonçons pas tous les dysfonctionnements.

Pour Gironde Vigilante, il ne faut pas se résigner nous avons le droit à des secours de qualité en ruralité comme ailleurs, et notre sécurité ne doit pas dépendre d'une simple gestion comptable et à la question : Combien coûte la vie d'une personne ? La réponse est : la vie n'a pas de prix !

Nous réitérons nos propositions que nous jugeons réalistes, pour redonner à nos communes rurales les secours aux biens et aux personnes auxquels elles ont droit :

 

  • Obtenir une présence permanente des Sapeurs-pompiers dans les centres de secours qui en étaient dotés avant la départementalisation pour assurer le prompt secours et réduire les délais d’intervention.

  • Pérenniser l’ensemble des Centres de Secours existants

  • Disposer d’un maillage opérationnel de qualité

  • Avoir une véritable analyse des risques et non pas se fier à des statistiques

  • Rétablir le commandement direct du Responsable du centre de secours pour envoyer les premiers secours sans attendre une autorisation hiérarchique ou du SAMU (15)

  • Rétablir la possibilité d’appeler le 18

  • Redonner l’initiative au médecin d’appeler les Sapeurs-pompiers, chaque fois que l’urgence le nécessite

  • Obtenir que toutes les urgences soient traitées gratuitement que ce soit pour un incendie, une urgencemédicale, un accident domestique, un nid de frelons…

  • Et pour terminer,imposer une égalité de traitement entre les zones rurales et urbaines (mêmes délais d’intervention).

                                                                Le Bureau de Gironde Vigilante