La centrale du Blayais est l'une des trois plus anciennes de France. Pour l'association Tchernoblaye, "c'est une chance inouïe qu'une catastrophe nucléaire ne se soit pas produite au Blayais"

EDF, qui a lancé le 2 mars la troisième inspection décennale de sa centrale nucléaire du Blayais (Gironde), en fonctionnement depuis 31 ans, souhaite pouvoir l'exploiter au-delà de 40 ans, voire plus si sa sûreté le permet, selon son directeur.

La centrale du Blayais, employant quelque 1.900 personnes (1.300 agents EDF et quelque 600 intervenants extérieurs), est l'une des trois plus anciennes de France, avec Fessenheim (Haut-Rhin) et Tricastin (Drôme). Située à quelque 50 km au nord de Bordeaux, en bordure de l'estuaire de la Gironde, elle fournit 120% de la consommation annuelle d'électricité en Aquitaine, desservant aussi, notamment, l'Espagne.

Un an après la catastrophe de Fukushima au Japon, le directeur promet pour sa part que la "centrale est sûre": "ce n'est pas une sûreté autoproclamée, mais vérifiée par l'ASN", dit-il.

EDF souhaite exploiter le Blayais plus de 40 ans Photo N. Tucat

Un enfant joue au ballon lors d'un rassemblement anti-nucléaire dans le Blayais.

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