D'HIER A AUJOURD'HUI

Avant :

1/ Implantation d’un CS (Centre de Secours)  tous les 20 km environ avec 12 à 13 SPP par centre, 5 à 6 agents de garde par jour 24h/24, donc rapidité sur les départs en intervention.

2/ dans les CS, lorsque les 1ers secours étaient engagés, le 2ème départ était automatiquement assuré, 5 personnes SPV (Sapeurs-pompiers volontaires) ou SPP dans un délai très bref pour assurer un éventuel départ d’urgence.

3/ Les personnels de garde en 24 heures assuraient 2400 heures de gardes annuelles.

4/ autrefois les effectifs n’étaient pas définis par texte réglementaire.

Maintenant :

Fermeture de 2 centres de secours sur le plan départemental. Suppression d’effectifs professionnels la nuit, le week-end et jours fériés.

Actuellement, pas de 2ème départ assuré seulement du personnel d’astreinte à domicile donc délai important pour assurer du prompt secours. Gardes de 12 h, 10h ou 8h sont comptées 1h pour 1h, chaque agent fait 1600 heures annuelles, soit 1/3 de moins de présence par rapport aux gardes de 24 heures. De plus, dans la situation actuelle, les départs de nuit, le week-end et les jours fériés sont assurés par des SPV d’astreinte à leur domicile.

Aujourd’hui, les textes précisent que dans les CSP (Centres de Secours Principaux), 14 agents de garde 24/24h  afin de pouvoir assurer des départs immédiats et simultanés.

Inconvénients :

Aucune présence dans les casernes le soir à partir de 19h30. SPP ou SPV d’astreinte à leur domicile ce qui entraîne des délais trop longs et incompressibles, donc impossibilité.

Dans le drame de Bazas, aucun 2ème départ n’était assuré au centre. L’ancienne situation aurait permis l’envoi d’un engin incendie approprié dans les minutes suivantes. Diminution des effectifs professionnels au sein des CS. Forte sollicitation des SPV sans repos de sécurité imposé aux SPP, démotivation des SPV, si contestation du SDIS en affichant le maintien des effectifs volontaires, cela est dû au double statut des SPP.

Le SDIS assure une gestion financière mais, certes pas opérationnelle. Aucune garde règlementaire dans les CSP et déclassement des CSP et CS pour être en adéquation avec les textes en vigueur. Conséquences : des délais trop longs, impossibilité d’assurer un prompt secours efficace.

En Juillet 2001 le journal Sud-Ouest pose quelques questions au Président Alain DAVID.

SO : Les Pompiers girondins sont-il trop nombreux ?

AD : Non 4 240 pompiers professionnels et volontaires, ce n’est pas trop pour assurer une couverture satisfaisante des risques, la Gironde est l’un des plus grands Départements de France, la CUB l’une des communautés urbaines les plus étendues et la façade atlantique très fréquentée pendant l’été. Il faut des moyens en conséquence. La nécessité de maintenir une protection efficace de la forêt nécessite, elle aussi, des effectifs. Je ne vois pas comment nous pourrions réduire le personnel au moment où nous allons mettre en place les 35 heures.

feu_la_nuit

Par contre, en 2006 le Directeur du Sdis Claironne sur le « Journal 20 Minutes »

Nous le citons : Ce dispositif existant était valable il y a plus de 20 ans, aujourd’hui nous pouvons constater une augmentation sensible du nombre d’habitants dans la banlieue Bordelaise.

Pour cette raison, il est indispensable de réorganiser le dispositif en place et de rapatrier les Sapeurs-pompiers Professionnels dans le milieu urbain.

Nous disons : Actuellement 70% des personnels Pompiers sont sur la CUB, nous savons donc, aujourd'hui clairement où le Directeur du Sdis Mr DECELLIERES voulait en venir. Et je ne vous parle pas des 450 agents administratifs.

Par contre,  dans le Département des Landes le Président du SDIS déclare :

Il y a prés de dix ans, le conseil d’administration et moi-même avons fait le choix politique de préserver notre maillage opérationnel en maintenant l’ensemble des 59 centres de secours répartis sur l’ensemble de notre territoire départemental.

Déjà à l’époque, nous étions convaincus que ce choix avait un sens, il assurait surtout la promptitude des secours, il préservait ensuite l’existence d’un service public de proximité, il maintenait enfin le lien indispensable et ô combien historique entre Élus du département et nos Sapeurs-pompiers.

Lorsque, dernièrement, nous avons constaté la disparition de certains services publics en milieu rural ou semi rural et que nous avons pu mesurer les conséquences néfastes d’une telle désertification, nous avons pesé l’importance de notre choix politique.

Terminons cette feuille d’infos par ces quelques questions ???

Mesdames, Messieurs les Élus Sénateurs, Députés, Conseiller Régionaux, Conseillers Généraux, Maires,

Oui, Mesdames, Messieurs Elus des villes et des campagnes posez-vous la question : « Où vos administrés et vos électeurs passent-ils leurs week-ends et leurs vacances ? Où vont-ils ? Eh bien, ils vont à Arcachon, Montalivet, Soulac, Lacanau……..

Nous avons 150 km de côtes littorales avec des communes dont la population passe de 200 à 30 000 et même pour certaines 100 000 habitants pendant la saison d’été.

Nous avons la plus importante superficie de massifs forestiers de France avec des essences très dangereuses (la térébenthine).

Nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les Élus, pouvons-nous être sourds, pouvons-nous être aveugles sur le problème de la sécurité aux personnes.

Peut-on ignorer qu’un incendie de forêt de plusieurs milliers d’hectares de pins maritimes d’une cinquantaine d’années ne soit pas un drame écologique et économique !

                                                                            André GIRAUDAU

L’union fait la force, venez nous rejoindre !

Permettez-nous de rajouter ces quelques mots du Colonel MENE qui, en 2002, en poste au sein de la Direction de la Défense de la Sécurité Civile avait déjà prévenu :

« Le temps viendra sans doute où les organisations de consommateurs pointeront du doigt les inégalités dans la distribution des secours sur le plan National. »