Le coup de gueule du Président

DE GIRONDE VIGILANTE

La Départementalisation des Services d’Incendie et de secours devait être une réforme mais, réformer ce n’est pas détruire, c’est tenir compte des progrès pour les mettre encore plus en valeur et rendre l’action publique encore plus efficace au bénéfice de tous.

Lors de cette Départementalisation, la Technocratie l’a emporté sur la Démocratie. Les acquis d’expérience que veut conserver notre association en matière de services publics ruraux ont été ignorés, voire rejetés pour mettre en place un nouveau service qui n’assure plus le prompt secours dans certains secteurs. L’urgence vitale n’est plus assurée.

Les services de la Préfecture acceptent en milieu rural des délais de départ en intervention qui font hurler les hommes de métier que nous sommes. C’est tellement aberrant que l’on ose y croire pourtant, c’est la réalité. On vous raconte pour vous convaincre, qu’avant c’était « moins bien ». Là aussi, quelle hypocrisie ! Il suffirait pour prouver le contraire de provoquer une commission d’enquête « indépendante » auprès des usagers et des élus des zones rurales.

Cette commission, nous la réclamons depuis la création de Gironde Vigilante (GV) mais, à ce jour, tout le monde fait la sourde oreille. Par contre, comme ce sont des professionnels, anciens sapeurs-pompiers, il fallait les faire taire.

C’est en partie réussi par la mise en examen pour diffamation du Président de GV devant le Tribunal Correctionnel de Bordeaux. Je dis bien « Tribunal Correctionnel ». Mais, avec un dossier qui ne tient pas la route et pour éviter d’avoir tort, le fameux procès est reporté pour la quatrième fois consécutive. Jusqu’à quand ? Peut-être jusqu’à ce que le massacre du service public soit achevé…

A ce jour, Gironde Vigilante a le courage d’exprimer l’inquiétude des populations rurales, déjà touchées par les tornades à répétition, le manque de médecins. Bientôt, il n’y aura plus de sapeurs-pompiers dans les casernes, plus de maîtres-nageurs sur les plages, plus de médecins, plus de places dans les hôpitaux...

Alors, aidez-nous à réagir vigoureusement. Demandons, réclamons ce fameux procès sans attendre car au moment où l’on prépare un texte de loi pour interdire le port de la cagoule, on bâillonne le Président de Gironde Vigilante.

Faudra-t-il en arriver à des manifestations violentes pour être entendu ?

La question est posée.